Reconnaître facilement si vous détenez bien le permis A2

« A quel point mon permis de moto a foiré… » Déclaration de Fabia Souhaitez-vous passer le permis de conduire de moto ? Même si j’ai manqué mon permis de conduire de moto, mon témoignage peut vous aider dans votre projet ! Le but n’est pas de vous décourager (au contraire), mais de partager mon expérience avec vous afin que vous puissiez en profiter.

  • Publié par Fabien
  • , qui 01.04.2019

Dans cette rubrique « Témoignages et commentaires » du LeblogDusCooter, je donne la parole à celles et ceux qui se sont frottés à l’univers du deux-roues. Cette fois, je prends la plume moi-même pour livrer le récit de mon échec au permis moto.

L’anecdote remonte à 2016, mais comme je compte repasser la licence bientôt, elle reste parfaitement d’actualité.

Pourquoi ai-je voulu passer mon permis de moto

Après presque 20 ans à rouler en scooter, j’ai longtemps profité de la facilité d’accès sans permis moto. J’ai commencé par un 50 cm3, puis adopté le 125 lors de mon installation à Paris, avant de tester la trottinette à trois roues, plus puissante, il y a quelques années. Sauf que ces scooters 3 roues coûtent cher, à l’achat comme à l’entretien, et l’offre reste très limitée.

Avec le permis moto A2, mon horizon s’élargissait : bien plus de choix parmi les scooters disponibles, la possibilité de viser un modèle d’occasion 300 ou 400 cm3, moins onéreux, et la promesse de maxi scooters bien plus robustes que les 125. Le rapport qualité-prix d’un maxi scooter surpasse clairement celui d’un trois-roues.

Je n’ai jamais rêvé de moto. C’est le scooter qui m’accompagne depuis l’adolescence. Pratique, taillé pour Paris. Pourtant, l’enthousiasme contagieux de mes amis motards m’a titillé. À 37 ans, j’ai voulu tenter l’expérience moto. Impossible de passer à côté d’un véhicule qui pourrait me plaire.

Au fond, mon envie de passer la licence moto à 37 ans tient à deux choses : la curiosité et le désir de réduire les frais.

Le (mauvais) choix de mon auto-école

À Paris, les écoles de moto ne manquent pas. J’en ai contacté plusieurs, comparé les formules, interrogé sur les difficultés du permis. Le taux de réussite tourne autour de 70 % : de quoi rester confiant. Après 20 ans de scooter, j’étais à l’aise sur deux roues. Il ne me restait plus qu’à dénicher une école sympa et abordable.

J’ai examiné les grands noms comme Zebra et Monneret. Tarifs élevés, plateaux souvent excentrés. Un autre dilemme : choisir une école près de mon domicile (Paris intra-muros) ou proche du travail (en banlieue).

Finalement, je me suis inscrit dans une moto-école près de mon bureau. L’organisation était pratique : séances de code sur la pause déjeuner ou en soirée, centre tout proche, disponibilité pour rouler deux heures à midi ou après le boulot. Et puis, le prix du forfait permis moto avec code était attractif : environ 800 €. J’ai signé sans hésiter.

Le code, l’enfer…

J’avais déjà le permis B, code décroché en 1996, du premier coup, sans mauvais souvenirs, une session accélérée à l’époque. Mais autour de moi, plusieurs proches m’avaient prévenu : le code n’est pas le plus dur des épreuves moto, mais c’est de loin le plus pénible… Et le taux de réussite n’a rien de glorieux.

J’ai abordé les premières sessions sereinement, presque avec entrain. Certes, j’avais oublié pas mal de règles et de panneaux, mais je pensais vite retrouver le niveau. Je roulais tous les jours en scooter, je maîtrisais l’essentiel des règles de circulation. Mauvaise surprise : 15 fautes (ou plus) aux premiers entraînements. Il a fallu se remettre sérieusement au travail.

Résultat : il m’a fallu près de 8 mois pour décrocher le code. Les contraintes venaient surtout de l’auto-école (groupe CER) : au moins 20 séances sur place, et une moyenne de 6 fautes maximum sur les 20 dernières. Les erreurs du début ont plombé ma moyenne, obligeant à enchaîner plus de 30 sessions. Et pour corser le tout, il fallait maintenir cette moyenne sur 30 jours, soit une séance quotidienne.

Impossible certains jours d’y aller : alors il fallait rattraper avec deux séances le lendemain. Sauf qu’avec un emploi du temps chargé, des déplacements, des impératifs, c’était intenable. J’ai plaidé ma cause, l’école a fini par me laisser passer l’examen sans valider officiellement toutes les conditions. Résultat : j’ai décroché le code en septembre, alors que j’étais prêt dès avril.

Autre frein : la réforme du code est tombée pile au moment où j’aurais pu passer l’examen. Après une période de flottement, la version définitive est entrée en vigueur en juin 2016. Et là, chute brutale du taux de réussite : de 70 % à 17 %. Résultat : personne n’osait se présenter. Quelques semaines plus tard, l’épreuve s’est stabilisée, et j’ai finalement obtenu le code du premier coup. Mais quel parcours… Si vous voulez aller plus vite, voici 7 conseils pour réussir le code rapidement.

Le plateau, la douche froide

Après avoir bataillé avec ce fichu code, j’attendais la suite avec impatience : enfin, poser mes fesses sur une moto ! Mais première déconvenue : l’école n’avait plus le plateau annoncé. Deuxième tuile : le seul moniteur moto était en arrêt longue maladie. Résultat : transfert dans une autre école du groupe, en banlieue. Pas pratique, mais pas le choix.

J’ai gardé le cap. Contrairement au code, j’ai voulu aller vite pour les cours pratiques. Mais avec des sessions de 3 heures, uniquement disponibles le samedi matin, et la plage horaire 10h-13h prise d’assaut, j’ai dû me lever à 5h45 pour être sur le plateau à 7h. Il fallait s’adapter.

Concernant la formation, pas grand-chose à raconter. Les exercices s’enchaînent, identiques à ceux de l’examen : parcours lent, slalom, évitement. J’ai progressé vite, mais je me suis vite lassé. Trois heures d’affilée sur la moto en automne, sous la pluie ou dans le froid, ça n’aide pas.

L’ambiance n’arrangeait rien. Environ 3 élèves par cours, mais parfois 20 à 25 personnes sur le plateau. Chacun attend son tour, casque vissé, concentré, peu de discussions. Le moniteur n’était pas des plus pédagogues. « Non, tu te trompes. Regarde, lui il fait tout bien. Il aura le plateau, pas toi. » Ambiance.

Au total, j’ai dû faire 21 ou 24 heures, mais en réalité, à peine 14 ou 16 heures réelles sur la moto. La faute au temps de trajet vers le plateau : une heure aller-retour, donc seulement deux heures effectives par session. Les heures « perdues » ont été comptées comme séances de circulation, alors que je n’avais même pas passé le plateau. Résultat : forfait de 20 heures vite englouti, sans avoir fini l’épreuve clé.

Mon échec au plateau

J’ai passé le plateau fin novembre, un mois et demi après le début des cours. C’était en semaine : le matin, trois heures de révisions, puis passage de l’épreuve à 15h. Mon moniteur m’avait déconseillé d’y aller, mais après trois heures de moto, difficile de renoncer. Il faisait 10 degrés, il pleuvait. Conditions idéales.

Nous étions cinq candidats, deux de ma moto-école. Je passe le premier. Déplacement de la moto, vérifications techniques : rien à signaler. Vient le parcours lent, l’exercice redouté. À l’entraînement, je passais, mais sans assurance. Premier essai : je pose les deux pieds. Deuxième essai : virage trop large, je galère à redresser, je repose les deux pieds. Éliminé. Dure claque. Tout ça pour ça.

Coup de massue supplémentaire quand le moniteur me confie qu’avec un seul pied posé, j’aurais pu continuer l’examen, obtenir un B. Je ne savais pas ! J’étais persuadé qu’un pied au sol était éliminatoire. J’aurais pu limiter la casse, mais je voulais éviter la chute. J’aurais dû connaître cette règle, m’informer davantage. Mon formateur prétend m’en avoir parlé, j’affirme le contraire. Bref, je porte une part de responsabilité, mais j’ai trouvé l’encadrement très léger.

Pourquoi ne pas avoir retenté tout de suite ?

Repasser le plateau impliquait deux séances de 3h supplémentaires, soit plus de 300 € (50 € l’heure de moto). Franchement, ça ne faisait pas envie. D’autant que la confiance dans mon école était ébréchée. J’avais l’impression de payer pour louer la moto, pas pour être formé.

Je me suis dit que si je ratais à nouveau, il faudrait ajouter deux séances, et donc encore 600 €… Dans ces conditions, impossible d’envisager un autre essai sans être certain de réussir. Impossible de me permettre un nouvel échec.

L’hiver approchait, mon emploi du temps se chargeait, la lassitude grandissait. J’ai préféré arrêter, prendre du recul, et envisager de reprendre au printemps, avec la motivation revenue et quelques économies en poche.

Le permis moto, game over ?

Finalement, je n’ai pas repris au printemps. Je voulais terminer la formation, mais pas dans cette auto-école (faites attention à votre choix !). J’ai sondé d’autres établissements. Transférer mon dossier ? Oui, c’est gratuit. Mais il faut repartir sur un forfait de 20 heures ailleurs, donc débourser à nouveau 700 ou 800 €…

J’ai toujours envie de décrocher le permis. L’idée, c’est de retenter avant l’expiration du code (septembre 2021). Je pense aussi passer la version automatique, plus adaptée au scooter. Et puis, qui sait, peut-être que cette fois, la nouvelle aventure sera au rendez-vous.

Pour compléter, voici mes réponses aux cinq questions qu’on me pose le plus souvent sur mon expérience du permis moto.

#1 Le permis moto, c’est vraiment difficile ?

Étrangement, je ne dirais pas ça. Il faut trouver la bonne école, être motivé, c’est tout. Ma plus grosse crainte, c’était le passage des vitesses : quand on vient du scooter, ça semble insurmontable. En réalité, on prend vite le coup. Au contraire, c’est plutôt agréable de maîtriser l’embrayage. Ce qui m’a posé plus de souci, c’est l’équilibre sur la moto, surtout dans les virages : le centre de gravité diffère beaucoup du scooter. Mes années en trois roues ne m’ont pas franchement aidé. Mais ça finit par venir. Quant aux exercices du plateau qui m’ont éliminé, objectivement, rien d’infaisable. À l’entraînement, ça passait. Après, il y a toujours le stress du jour J : tout se joue en quelques minutes.

#2 Est-ce que la moto t’a plu ?

Au début, je n’ai pas eu de déclic pour la moto. Plutôt une révélation après deux ou trois séances. C’est comme ce film dont tout le monde fait l’éloge : on s’attend à un chef-d’œuvre, on en ressort parfois mitigé. J’ai trouvé ça sympa, mais pas renversant. Les premières heures, on ne se sent pas à l’aise, il faut apprivoiser la machine. Mais après, ça devient vraiment plaisant.

#3 Passer du scooter à la moto, c’est possible ?

Pendant la formation, j’ai commencé à apprécier la moto. Mais pour me sentir aussi en confiance qu’en scooter, il me faudrait bien plus de pratique. Peut-être trois à six mois d’utilisation quotidienne. À Paris, la circulation demande une maîtrise parfaite. Même avec le permis en poche, je n’aurais pas eu l’assurance acquise en vingt ans de scooter. Pour moi, le permis n’aurait rien changé : je serais resté sur un scooter, je n’aurais pas acheté de moto, du moins pas pour les trajets parisiens.

#4 Y a-t-il des femmes qui passent le permis moto ?

Très rarement, mais il y en a ! Sur une vingtaine d’élèves présents sur le plateau, on comptait à peine une ou deux femmes. Lors de mon passage au plateau, nous étions cinq candidats, dont une fille. C’est elle qui a réussi l’épreuve pratique, mais elle a échoué à l’oral technique. Rater l’entretien oral reste exceptionnel, mais ça arrive. Moralité : révisez bien vos fiches.

#5 Regrettes-tu d’avoir dépensé 800 € pour ton permis moto ?

Évidemment. Ce n’est pas rien. Toutes ces heures à réviser le code, les vendredis soirs sacrifiés, les samedis matin à l’aube sur le plateau, le jour de congé pris pour l’examen, l’échec qui entame l’ego… C’est lourd. Mais au moins, j’ai découvert la moto. Si je reprends la formation, cette première expérience me permettra sûrement d’aller plus vite. Au fond, mon seul regret, c’est le choix de l’école : je n’ai pas trouvé le bon partenaire. D’ailleurs, elle a fermé peu après…

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